La sculpture Capitonnée semble retenir un souffle, un frisson capturé dans la matière. Le textile se gonfle et se creuse autour des boutons de grès émaillé, mimant la mémoire tactile d’une peau qui s’est abandonnée.
Dans cette tension entre moelleux et dureté, entre présence et vide, la sculpture interroge le lien entre matière et mémoire. Les plis du tissu racontent l’histoire d’un poids disparu, une pression qui persiste dans l’inertie du temps.
R. Léthé