Comme une broche oubliée, incrustée dans un mur de silence, la sculpture « Riche » mêle les illusions d’un apparat figé.
Ses pampilles de verre semblent prêtes à vibrer sous la lumière et pourtant elles restent muettes.
Le textile, capitonné, est comme étouffé dans son écrin, retenu par les bords glacés du grès. Le faste se mêle à l’entrave, la délicatesse au poids du figé.
Une ode à la beauté figée dans sa propre impossibilité de briller autrement qu’en silence.
R. Léthé